MindMaze, la start-up suisse qui soigne grâce à la réalité virtuelle

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• 21 août 2016

Une interface homme-machine révolutionnaire

La réalité virtuelle est en plein essor. Il est aujourd’hui possible de combattre des zombies plus vrais que nature grâce à l’Oculus Rift, de lancer des boules de feu tel un super saiyan ou encore de traverser le Royaume-Uni en vélo d’appartement. Mais parallèlement aux applications ludiques, une start-up vaudoise développe l’utilisation de la réalité virtuelle et augmentée à des fins curatives.

Réunissant des spécialistes de l’informatique, des neurosciences, de la physique et de la robotique, l’équipe de MindMaze s’est lancée un défi de taille : stimuler la récupération de neurones grâce à la réalité virtuelle. Et on dit que les jeux vidéo abrutissent…

En à peine trois ans, MindMaze est devenue l’une des 10 meilleures start-up suisses dans le domaine de la santé. Menée par Tej Tadi, cette ancienne spin-off de l’EPFL a créé une plateforme de neuro-réhabilitation facilitant la récupération des fonctions motrices pour les victimes d’un AVC. Une interface intuitive entre l’homme et la machine qui a jusque-là donné de très bons résultats.

Comment ça marche ? Un peu comme dans Matrix.

Je pense donc j’agis

Le principe de cette « thérapie virtuelle » développée par MindMaze est plutôt simple : l’image stéréoscopique numériquement altérée opère une inversion de la distorsion optique augmentant le champ visuel… heu… Sinon, on peut retenir que le but est de tromper notre cerveau.

À travers les écrans numériques, ce dernier perçoit une réalité augmentée dans laquelle certains mouvements, irréalisables dans le monde physique, deviennent possibles dans la réalité virtuelle. Des patients dont un bras ne réagit plus peuvent ainsi visualiser les mouvements d’un bras virtuel animé par leur intention. MindMaze offre également un soulagement aux douleurs fantômes pour les patients amputés.

Substitut hi-tech à la rééducation motrice classique, la réalité virtuelle permet d’entrainer plus rapidement notre cerveau à rétablir les liens neuronaux entre la pensée et l’action. L’effet est d’autant plus bénéfique que les patients ont davantage l’impression de jouer à la maison que de travailler à l’hôpital.

L’équipe Rosti

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