Joelle Jungo et sa traversée de l’Asie sac sur le dos

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• 5 août 2015

Sur la route

« – Allo Joelle ? Ça va ? T’es où actuellement ? – Alors, après 12 heures de bus, on vient d’arriver à Nha Trang, une ville dans le Sud du Vietnam ! Je suis avec une actrice allemande et on va aller sur la plage pour décompresser du voyage… »

C’est la routine de Joelle Jungo, notre globe-trotteuse de 30 ans, originaire de Grange-près-Marnand. En réalité, c’est plutôt l’absence de routine qui fait le quotidien de l’ex-responsable Communication de Couleur 3, actuellement en Asie. Bien sûr, vous vous dites :

« Encore une hippie globe-trotteuse à plein temps qui se lance dans un énième tour du monde pour aller faire des selfies au milieu d’un marché avec des dreads et un pagne ? »

Oui et non ! Pour le selfie, c’est bien vrai – on parle d’une ancienne de Couleur 3 qui voyage dans le berceau du « selfie stick » tout de même. Pour les dreads, le marché et le pagne, il faut chercher ailleurs. Pas vraiment du style à traîner dans le cliché de l’éternel touriste.

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« Go with the flow »

Joelle a passé les quatre dernières années et demi de sa vie totalement dévouée à la communication de Couleur 3. Elle a mangé matin, midi et soir des réseaux sociaux et des relations publiques, son « job de rêve ». À cette époque, vie personnelle et professionnelle ne font plus trop de différence. Engagée à fond, il est donc temps de passer au « voyage de rêve », de prendre du temps pour soi et de faire de nouvelles découvertes.

Pas si simple. Partir seule à l’aventure c’est bien, mais aussi compliqué même pour une reine de l’organisation comme Joelle. Il est donc temps de changer de mentalité. « Keep going, go with the flow » sera son nouveau leitmotiv et surtout : positiver coûte que coûte car l’inquiétude est superflue.

Tout quitter pour un an n’est pas facile. Et les proches s’inquiètent –  poke papa/maman. En bonne professionnelle de la communication, Joelle lance son blog de voyage. Elle y raconte ses aventures, mais aussi les joies et les peines qui les peuplent. Dans tous ces moments forts en émotions, c’est aussi un exutoire, pour revenir sur les évènements et fixer les souvenirs. Car il y en a beaucoup à raconter.

Jojo par monts et par vaux

31 décembre 2014, le départ est arrivé. Première étape : direction Hawaï pour parfaire son anglais et – surtout – rejoindre son frère et sa femme, éloignés géographiquement depuis quelques temps. De là, l’aventure commence réellement : Japon, Thaïlande, Indonésie, Singapour, Laos et Vietnam en 7 mois. Impossible de raconter toutes ses aventures – son blog le fait déjà très bien. Mais les rencontres et les découvertes se succèdent au fur et à mesure de son avancée en Asie. Au point qu’elle décide finalement d’y passer presque toute l’année – le plan original était de finir en Allemagne pour améliorer sa maitrise de la langue de Goethe.

Quand on lui demande de parler de ses expériences marquantes, elle n’hésite pas et en cite trois. Elle en parle avec générosité, les yeux brillants. La première, fut l’une des plus intenses : aider nos amis les pachydermes à se remettre de sévices dans un parc en pleine campagne thaïlandaise. Les conditions sont dures et pendant un mois, elle se met entièrement au service des éléphants en compagnie d’une dizaine de volontaires et de mahouts – les gardiens locaux d’éléphants.

Le mois suivant, elle affronte l’expérience la plus physique de sa vie : l’ascension du mont Rinjani, deuxième plus haut sommet d’Indonésie. « J’adore marcher en bonne Suissesse », peut-être ce qui la fera arriver la première de son groupe en haut du sommet, après 25 heures de marche et 7 heures de sommeil cumulées… sur trois jours.

Pour se remettre de ses émotions, rien de tel qu’une bonne virée vers l’île de Komodo pour voir ses fameux dragons – oui la grosse bestiole qui mange un méchant à Macau dans le dernier James Bond, c’est bien elle. Pour y aller, 4 jours de trip en compagnie de 15 « voyageurs solo » sur une embarcation (très) sommaire. Des heures à refaire le monde autour de bières locales, nager avec des dauphins au lever du soleil, plonger au milieu de raies manta et du plancton fluorescent. La belle vie quoi !

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Tout dans la tête

Il y a un an, Joelle n’aurait jamais pensé être capable de faire tout ça. Mais au final, « c’est un état d’esprit » qu’il faut avoir pour se lancer dans l’aventure et accepter toutes les différences. Il faut également savoir rester positif et relativiser devant toute situation, y compris les plus difficiles. Les moments de solitude, le vol d’un portefeuille par des auto-stoppeurs n’ont pas entamé sa motivation.

Alors Joelle, la Suisse te manque-t-elle ?

« Non, pas tant. J’adore mon pays et Lausanne mais je voulais aussi découvrir d’autres horizons et de nouvelles personnes, choses zdifficiles là-bas ! Je vais avoir du mal à ne pas parler aux gens dans le train en rentrant en Suisse, pratique courante en voyage en Asie. Il faut que la Suisse garde une grande ouverture d’esprit et n’ait pas peur de l’inconnu. Et se rendre compte au final qu’on est hyper privilégiés, même si c’est pas toujours facile ».

Et niveau Rosti, elle a donné ! Son école d’anglais à Waikiki était pleine de Suisses-allemands. La cohabitation ?

« Aucun problème, mais j’ai pas fait 12’000 kilomètres pour vivre la Suisse à l’étranger ! » Allez, keep going !

Vous pouvez en découvrir plus sur les péripéties de Joelle en images ou via ses écrits. Pour la contacter et lui poser des questions, c’est par ici.

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