Swissto12: Objectif Espace

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• 10 novembre 2016

L’impression 3D appliquée au spatial

Lorsque qu’un entrepreneur vous accueille en disant : « On est trop à l’étroit, on va bientôt changer de locaux ! » c’est toujours bon signe. Emile de Rijk, CEO et co-fondateur de la start-up « SWISSto12 », en est l’exemple parfait. La croissance est de mise pour cette spin-off de l’EPFL qui révolutionne le monde des télécommunications.

En effet, la firme a breveté ses propres techniques afin de produire des antennes qui assurent un important transfert de données.Finis les procédés d’assemblage coûteux et bienvenues les innovations grâce à l’impression 3D de polymers spécifiques et de dépose de revêtements métalliques.

Ces avancées sont nécessaires car on assiste à une augmentation du transfert de données qui contraint d’accroître le débit des communications par satellite. Les technologies ont donc recourt à des fréquences d’ondes toujours plus élevées. Et ces dernières obligent à optimiser les antennes pour notamment mieux guider ces ondes.

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D’importantes applications spatiales

SWISSto12 a relevé ce défi en produisant intégralement des antennes dont la forme ainsi que la qualité des antennes a répondu à un strict cahier des charges. Niveau poids, le résultat est sans appel : une réduction drastique. Alors lorsque l’entreprise a envisagé le marché du spatial, qui dit économie de grammes dit économies tout court : « On compte environ $10’000 pour envoyer un kilogramme de satellite dans l’espace. » précise Emile.

À ce prix là, tout gain aussi faible soit-il est à considérer. L’Agence Spatiale Européenne ne s’y est pas trompée en passant un contrat à l’entreprise suisse. Tout cela n’aurait pas été possible sans d’intenses collaborations avec des clients extrêmement soucieux du détail apporté au produit fini. La moindre erreur peut coûter gros.

En plus des énormes débouchés liées aux technologies de « connectivity on the move », SWISSto12 étudie de près le marché des antennes 5G qui pourrait bénéficier de leur savoir-faire. « La concurrence de la production chinoise est rude mais nos innovations nous garantissent un avantage compétitif. »

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Un écosystème idéal pour innover

Sise à l’Innovation Park de l’EPFL, SWISSto12 est idéalement située pour bénéficier des échanges entre laboratoires. « Côté recherche et développement, plusieurs projets CTI sont en cours afin d’obtenir les meilleurs produits possibles. Niveau logistique des locaux, on jouit d’une flexibilité qui garantit une rapide adaptation à notre évolution. »

La prochaine étape est donc un déménagement afin d’intégrer toute la chaîne de production in house. Cela permettra un contrôle minutieux depuis l’impression des composants jusqu’à la caractérisation des pièces avant livraison. Une verticalisation de mise pour des produits dont les exigences sont considérables.

L’écosystème autour de l’école polytechnique prouve à quel point les innovations techniques trouvent leur chemin des laboratoires aux marchés. Le succès de SWISSto12 ne peut donc que présager d’autres réussites dans les transferts de technologies. Belle mise en orbite !

Image à la une © European Space Agency ESA

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