Stadtmilch veut révolutionner la consommation du lait en Suisse

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• 23 décembre 2015

L’inoubliable goût du lait frais

Un oeil s’ouvre, puis l’autre. On attrape la bouteille d’une main, on se verse un grand verre de lait et c’est parti pour une journée ensoleillée ! Mais vous ne vous demandez jamais d’où vient votre lait ? Et comment il est produit ? Et quel est le nom de l’agriculteur et celui de sa vache ? À force de s’intéresser aux techniques de production et aux différentes alternatives qui existent, certains ont fini par se poser des questions.

Flurin Conradin est né dans un petit village en Argovie où il y vivra jusqu’à ses 18 ans. Chaque matin, ses parents l’envoient chercher du lait frais chez l’agriculteur qui habite un peu plus loin sur la route. Remué toutes les 2 heures, de la crème se forme lentement. Ce goût marquera Flurin pour longtemps.

Jeune étudiant, il fait ses armes à HEC Lausanne puis réalise un master en économétrie à Toulouse. Là-bas, il s’intéresse de près aux techniques de production en agriculture et participe à la fondation d’une association pour le maintien de l’agriculture paysanne.  À son retour en Suisse, il se rend compte que le problème dans la distribution du lait est tout simplement lié à la difficulté de l’amener frais dans la ville ! Le début de l’aventure.

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Raccourcir le chemin entre le producteur et le consommateur

Stadmilch – littéralement « lait de ville » – est né. Son but : amener le lait local au sein de la ville. Mais Flurin veut ajouter une démarche de sensibilisation du consommateur en communiquant autour des conditions d’élevage. La vache est-elle décornée pour des raisons économiques ? Combien lui prélève-t-on de lait par mois ? Etc.

Un petit chalet est construit au sein de la Markhalle im Viadukt à Zurich. Les clients peuvent venir chercher du lait à un distributeur qui est approvisionné par un agriculteur qui répond aux critères de production de Flurin : « une ferme qui tient des brunes originales, une race de vache traditionnelle en Suisse, qui produit 6000 litres de lait par an. Une ferme qui ne décorne pas les vaches. Une ferme qui possède assez de surfaces agricoles pour nourrir toutes les vaches – et n’importe pas de fourrage, surtout pas de soja ».

Mais le distributeur pose trop de problèmes. Pas grave, Flurin en développe un nouveau avec la Haute école zurichoise pour les Sciences Appliquées.

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Alors comment mettre en marche une petite révolution dans l’industrie du lait en Suisse ?

« J’espère pouvoir contribuer à une politique agricole en Suisse qui soit à la fois respectueuse de l’environnement, des animaux et où la qualité prime sur la quantité. Quitte à boire moins de lait, mais plus consciencieusement. Une Suisse où les agriculteurs sont entrepreneurs indépendants et non pas employés de l’État qui touchent un salaire qu’on dénomme paiements directs. »

Et ça marche car les clients donnent des retours positifs. Ils sont intéressés par la qualité du lait mais aussi par la démarche de Flurin. Peut-être inspirera-t-il de jeunes entrepreneurs à faire de même dans d’autres cantons ?

L’équipe Rosti

Si vous voulez en savoir plus sur Stadtmilch, c’est pas ici ou sur Facebook. Si vous avez des questions pour Flurin, vous pouvez lui écrire un mail.

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