Rachel Moret, la pongiste pro qui rêve de JO et de Rio

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• 12 mai 2015

Voici Rachel

On y a tous joué ! Connu et pratiqué à l’échelle internationale, le pingpong réunit aujourd’hui plus de 260 millions d’adeptes à travers le monde – ah ouais, quand même. Or il a fallu attendre 1988 pour que le « tennis de table » soit reconnu comme discipline olympique – et qu’on arrête de dire que c’est juste un jeu pour l’apéro.

Et oui, certains ont peut-être du mal à imaginer qu’une activité qui se pratique sur une terrasse à l’heure des cocktails puisse être considérée comme un vrai sport, olympique qui plus est ! Mais à tout ceux qui doutent encore que le tennis de table fait vraiment transpirer, venez jouer 5 minutes contre Rachel Moret et vous verrez que vous vous trompez lourdement.

Née en 1989, on pourrait presque croire que Rachel Moret a attendu que le Comité Olympique reconnaisse – l’année précédant sa venue au monde – le tennis de table comme discipline pour pouvoir pratiquer sa passion avec une incroyable motivation. La pongiste n’a cependant pas attendu sa majorité pour connaitre l’ivresse de la victoire.

Une vie au rythme des ping et des pong

À 15 ans seulement, c’est avec un palmarès régional impressionnant qu’elle intègre l’équipe nationale junior. Trois ans plus tard, elle est déjà au service dans la catégorie élite et elle fait aujourd’hui partie des plus grandes championnes de tennis de table que la Suisse ait compté.

Il faut dire que Rachel est une bosseuse. Vingt heures d’entraînement par semaine à côté de son bachelor à la Haute école pédagogique de Lausanne, la sportive est au taquet ! Elle a ainsi pris l’habitude de jongler entre les raquettes et les bouquins.

« Tout dans ma vie a été mis en œuvre pour qu’en parallèle de mes études, je puisse m’adonner à cette passion ».

A 25 ans, la Morgienne est la première Suissesse à faire partie des 200 meilleures joueuses mondiales et entend bien progresser encore davantage pour atteindre son but : les Jeux Olympiques de Rio en 2016. Quand on est 189ème mondiale, 84ème européenne et qu’on a remporté 12 titres nationaux, on a le droit de voir les choses en grand et de se donner les moyens de réaliser ses rêves.

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Alors Rachel, comment peut-on faire rebondir la Suisse ? 

Outre la fierté d’avoir une première ambassadrice du tennis de table suisse aux Jeux Olympiques, Rachel représente un message d’espoir pour tous les sportifs professionnels que compte la Suisse.

« Je suis intimement convaincue qu’il ne faut pas choisir entre la sûreté des études et l’insécurité du sport. Pour que la Suisse continue son développement, je trouverais intéressant de montrer aux gens qu’il est possible d’allier les deux. J’en suis un plutôt bon exemple, même si avec des structures peut-être plus adaptées j’aurais pu m’entraîner davantage dans le passé et être encore meilleure actuellement dans mon sport, tout en terminant avec succès mes études. »

Rachel rappelle donc aux sportifs de haut niveau que tout est possible quand on est déterminé. Et aux Suisses qu’un titre international au tennis de table vaut parfois tout autant qu’un diplôme universitaire.

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Et pour atteindre ses objectifs et suivre l’entraînement qu’elle s’est imposé, Rachel a besoin de vous. Devant les coûts qu’engendrera sa prochaine formation qui doit avoir lieu en Chine et en Corée du Sud, la pongiste fait appel au “crowfounding“ pour tenir son programme.

Un peu comme notre ami-chanteur Elvis, c’est en effet quelques 6’500 francs qu’espère réunir Rachel pour s’envoler vers l’Asie et s’entraîner pour devenir la meilleure joueuse mundiale. Avec l’aide d’étudiants en Sport, la Morgienne a en effet créé un projet « I believe in you » pour demander un soutien financier à tous les généreux donateurs qui croient en elle.

Alors si vous aussi vous souhaitez voir Rachel arriver aux bouts de ses rêves et la regarder devant votre écran TV en 2016 (c’est dans pas si longtemps), n’hésitez pas à lui donner un petit coup de pouce financier et un peu de votre patate.

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 #faisonsavancerlasuisse

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