Maximilien, l’universitaire qui aime mettre la théorie en pratique

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• 17 mars 2015

Concrètement, ça veut dire quoi étudier à l’Université ou dans une Haute Ecole ?

Si vous posez la question aux étudiant-e-s, il est fort probable qu’ils/elles vous répondent : « Étudier ? ben c’est assister aux cours et prendre des notes, passer des après-midi (souvent prolongés jusqu’en soirée) à la bibliothèque sous un tas de bouquins, travailler en groupe sur des problématiques actuelles mais fictives, apprendre des modèles, des schémas, des concepts par cœur, etc… ».

Bref, peu importe la matière et l’orientation choisie, étudier au niveau académique, c’est essentiellement et avant tout, faire de la THÉORIE ! Ce qui n’est pas du tout un mal mais qui, évidemment, ne prépare pas toujours au mieux les étudiant-e-s à débarquer dans le monde du travail.

A l’heure où on ne cesse de parler de professionnalisation des étudiant-e-s, d’intégration professionnelle, d’expérience professionnelle nécessaire, etc… comment est-il possible d’acquérir de l’expérience concrète quand on passe ses journées les fesses sur une chaise à transcrire religieusement les enseignements de ses professeurs ? Comment devenir un-e vrai-e professionnel-le quand l’énorme majorité des cours nous préparent “en théorie“ ? Autrement dit, comment acquérir de la PRATIQUE ?

Conscient de la “carence en pratique“ des milieux universitaires, Maximilien Notter – notre Suisse du jour – s’est fait un devoir, tout au long de sa formation académique, de proposer à ses camarades estudiantins la possibilité d’acquérir une “véritable“ expérience professionnelle à travers des activités concrètes.

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Maximilien : un insatiable “professionnalisateur“

Alors qu’il étudie le Business Administration à la HEC de Genève, Maximilien – qui n’a que 18 ans à l’époque – participe, avec petit groupe d’étudiants, à la mise en place d’un fond d’investissement réel afin, non pas de maximiser les profits, mais plutôt d’apprendre à gérer un portefeuille et s’exercer à l’analyse financière. C’est la naissance du « Geneva University Investment Club », le GUIC, qui offre des cours et des conférences, permet de travailler “pour de vrai“ dans la gestion financière, le tout en collaboration avec l’Uni de Genève, une banque privée et un journal économique. Une façon d’offrir chaque semestre une formation pratique à une trentaine d’étudiant-e-s de toute faculté.

Deux ans plus tard, Maximilien franchit la barrière de rosti pour effectuer un stage chez Credit Suisse à Zurich. « Ne connaissant personne sur place et ayant envie de contribuer à enrichir l’expérience des stagiaires de cette grande Banque, j’ai créé un groupe qui fédérait tous les stagiaires de l’entreprise pour l’été 2012. Parallèlement à mes activités professionnelles, j’organisais toutes les semaines des “after-works“ pour tous les stagiaires, chaque fois dans un bar différent, afin que nous puissions tous nous connaître et également découvrir la ville de Zurich. Je suis fier d’avoir été à l’origine de nombreuses amitiés entre stagiaires. »

Déposant ses valises à St-Gall pour y effectuer son Master, Maximilien constate vite que l’université germanophone présente la même faiblesse en matière d’entrepreneuriat et d’innovation qu’à Genève. Pour y remédier, notre Suisse du jour participe à nouveau à la création d’un club universitaire : le « Young Entrepreneurs Club » qui entend soutenir les étudiant-e-s qui souhaitent fonder leur start-ups. Réseau d’experts dans toute la Suisse, workshops, conférences, cours pratiques… le club offre de nombreuses opportunités aux jeunes pousses entrepreneuriales. Et depuis cette année, deux projets ont vu le jour : « Incubator demande aux étudiants d’élaborer un prototype de produit qu’ils auront la possibilité de présenter à des investisseurs. Case donne aux étudiants de l’université la possibilité d’acquérir une expérience en Consulting en devant résoudre, le long d’un semestre, un problème réel d’une start-up Suisse. »

Et le club montre l’exemple à ses membres puisqu’il a lui-même co-lancé « Cofoundme », une start-up qui propose une plateforme d’échanges et de rencontres destinée aux esprits novateurs cherchant du soutien, des collaborateurs, des conseils, des idées nouvelles, etc…

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Une expérience pour les autres et pour soi

« J’ai énormément grandi en tant que personne et je suis devenu fasciné par le développement d’une communauté qui avance et qui se forme petit à petit. Pouvoir contribuer à la formation et à la réussite de nombreux élèves me fournit une grande satisfaction. Je tiens simplement à transmettre mon expérience et espère qu’elle motivera d’autres à se lancer à la poursuite de leurs propres convictions. »

Et la Suisse ?

« Mon implication tant en Suisse romande (Genève) qu’en Suisse alémanique (SG et ZH) m’a fait prendre conscience de la beauté de notre pays. Pouvoir travailler et se développer dans un environnement aussi multiculturel est une chance énorme. »

En donnant l’opportunité à de nombreux-ses étudiant-e-s de se familiariser avec les “vrais“ défis du monde professionnel, Maximilien offre d’abord un contrepoids pratique à l’enseignement théorique des Universités et Hautes Écoles. Une source d’inspiration pour de futur-e-s étudiant-e-s. Mais pourquoi pas, aussi, pour le milieu académique suisse ? ABE…

Intéressé-e à rejoindre Maximilien pour mettre votre savoir-faire en pratique et bénéficier des connaissances de jeunes ayant de l’expérience dans le milieu de l’entrepreneuriat ? Retrouvez toutes les infos sur le site internet de Cofoundme.

Damien Gaillet

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