Marc Rochat : un skieur pro au top de ses lattes même l’été

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• 13 août 2015

Un hiver de 200 jours

Alors que vous prenez le vélo direction la plage, tongs aux pieds et maillot de bain pour seul vêtement, lui enfile son casque et sa combi avant de prendre la télécabine, sa paire de lattes sur l’épaule. Et oui, même en période de canicule, Marc Rochat est sur les pistes. Car quand on fait partie de l’équipe nationale de ski alpin, l’été n’est pas synonyme de vacances.

Voilà cinq ans maintenant que le Vaudois de 22 ans fait partie des fleurons du ski suisse. Depuis ses 16 ans, Marc est passé pro. Il concourt aujourd’hui en cadre B, au pied de la coupe du monde, et s’entraine comme un forcené pour rester au top durant toute l’année. Loin du lac et des températures estivales, le sportif passe quelques 200 jours par année sur les pistes de ski.

Histoire de prendre une bonne poêlée de fraîcheur dans la face entre deux séances de bronzette, l’équipe Rosti vous emmène entre Lausanne et Crans-Montana à la rencontre d’un athlète de haut niveau pour qui l’été la glace n’est pas que dans les mojitos.

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« Un entrainement de toute une vie »

C’est sur la piste du Chetzeron, à Crans-Montana, que le petit Marc, à peine âgé de deux ans, met les skis et ressent l’adrénaline de la glisse pour la première fois. Simple hobby d’abord, le ski prend rapidement de plus en plus de place dans sa vie. Première compétition à six ans, ; Marc ne passe à 16 ans pas plus d’un jour par semaine à l’école, voyageant déjà dans toute l’Europe pour participer à diverses compétitions.

Après avoir obtenu sa maturité fédérale, le Vaudois doit faire un choix, ne pouvant plus concilier sport et études.

« J’ai décidé de poursuivre ma carrière sportive malgré les risques auxquels j’allais être confronté – les blessures en particulier ».

Clair que la vie de skieur n’est pas sans dangers. De nombreuses opérations et de longues semaines de rééducation ont parsemé la carrière du Suisso-Italien. Mais la persévérance paie.

« C’est un sport dans lequel on ne peut pas arriver à 10 ans. C’est un entrainement de toute une vie. Le talent, qui à l’époque était suffisant pour réussir, n’est aujourd’hui plus qu’un des nombreux facteurs pour peut-être envisager d’accéder un jour au plus haut niveau. L’entrainement physique est énorme, surtout l’été où on travaille plus de 40 heures par semaine. Sans ça, on ne peut pas y arriver » concède le sportif.

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Des sacrifices qui font glisser la Suisse

Pas de repos pour les héros. Même après s’être cassé le tibia, l’épaule et les deux genoux, même après avoir subi sept opérations, même après avoir souffert le martyr en séance de rééducation, Marc Rochat garde la même envie : skier ! Skier toujours mieux, toujours plus vite.

« Le ski, c’est pas comme le vélo. Après sept opérations, ça ne revient pas tout de suite. Il faut avoir la volonté de s’entrainer plus fort que les autres et d’échanger sa vie calme et ordinaire pour une vie de sacrifices. »

Flexion, extension. Marc Rochat est aujourd’hui un spécialiste de Géant et de Slalom qui représente son pays au niveau international et continue d’écrire la belle histoire du ski helvétique. Sur les traces des grands athlètes qu’a compté la Suisse dans la discipline, il faudra compter avec Marc Rochat l’hiver prochain.

« Je porte les couleurs de mon pays à travers mon sport et pour moi c’est une grande satisfaction et un honneur » s’enthousiasme notre sportif du jour.

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