Start-up au top, Elsium veut repousser les limites de la glisse

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• 20 août 2015

« Anywhere, anytime »

« If everybody had an ocean (..) Then everybody’d be surfin' ». C’est le vieux rêve qui a fait le succès des Beachs Boys en 1963. Mais après tout, c’est pas les océans qui manquent, mais bien la possibilité de les rider !

Après des années de cassage de tête, deux compères ont trouvé la combine. Sacha Martin – oui ce jeune architecte qui nous faisait fondre comme neige au soleil à l’époque – et Ernesto Aramburo ont développé une nouvelle génération de système de traction. En voyant le résultat, ça paraît tout bête – suffisait d’y penser, se dit-on. Oui mais pas seulement, il fallait aussi le réaliser.

Cette petite trouvaille porte un nom tout simple : ARIA. C’est le nouveau-né de la start-up romande Elsium. Il vous permet de faire du wake board, du surf et du snowboard… bref, tout ce qui flotte sur n’importe quel plan d’eau, au sommet de l’Everest ou sur l’étang du coin.

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Révolutionner la glisse

Mais au final, quels sont les changements ? Le système est simple : grâce à un système de poulies, il permet de pouvoir rider sur une distance de 200 mètres entre deux points fixes, aller .. et retour ! Pour en arriver là, pas besoin d’une artillerie, mais d’une petite boîte autonome pesant une quarantaine de kilos seulement.

Plusieurs heures de ride sont assurées par le moteur électrique silencieux, à une vitesse de près de 50km/h. Le système est entièrement contrôlable par l’intermédiaire d’une commande intégrée, qui vous permet d’utiliser seul ARIA. Et l’équipe l’assure, installer leur nouveau-né ne prend pas plus de 10 minutes, montre en main.

Léger, compact, autonome, silencieux et avec aucun impact sur son environnement, ce nouveau système de traction a tout pour lui. Le but affiché est de pouvoir démocratiser l’accès à la glisse et de pouvoir en bénéficier sur n’importe quel plan d’eau.

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Viser l’international

Ernesto n’est pas à son premier coup d’essai. Il avait déjà travaillé sur des concepts de traction – comme il le raconte ici – mais seulement sur l’aller. Le défi consistait à trouver un système suffisamment souple qui permettrait d’assurer au rider le retour. Ce qui lui permettrait de ne pas passer 90% de son temps à marcher.

L’été 2014 était destiné à tester le concept technique. L’été 2015 va mettre à l’épreuve le concept commercial. Nos entrepreneurs s’activent actuellement pour lever des fonds à l’étranger et se développer à l’international. De nombreux investisseurs dans différents pays ont fait part de leur intéressement. Surprise, une bonne part de la demande vient de l’Australie, alors que le pays était loin des pensées de l’équipe.

Car le concept s’adapte. Certaines stations de sport d’hiver souhaitent essayer ARIA, l’équipe réfléchit donc aux possibles utilisations sur la neige. Au vu des nombreuses demandes de démonstration, l’équipe ne va pas chômer en 2016. Actuellement en démonstration à Crans-Montana, il est fort probable que vous croisiez ce petit joujou ailleurs en Europe l’année prochaine, au détour d’un festival de ride ou d’une station.

Et là, vous pourrez penser au berges du Lac Léman, berceau d’ARIA.

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Maxime Filliau

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