David Bloch dans les pas d’un hipster avec solstice

16637883503_37152c9502_b

• 2 juillet 2015

Hipster, qui es-tu ?

Qui est le hipster d’aujourd’hui ? Entre le barbu en baggy qui s’affirme dans sa marginalité et vit à travers la scène underground et le moustachu à lunettes qui suit le mouvement fashion des chemises à carreaux et bermudas vintages tout en combattant l’idée d’être comme tout le monde, le phénomène de l’ « hipstermania » du 21ème siècle crée un paradoxe intriguant.

A l’origine, le terme « hipster » s’appliquait aux jeunes blancs, amateurs de jazz des années 40, qui avaient adopté le style vestimentaire et le langage de leurs idoles afro-américaines. Nageant à contre-courant, cette génération cool, détendue et écolo s’était lancée corps et âme dans la contre-culture et la quête d’authenticité, animée par un besoin vital d’indépendance et de non-conformisme.

Sauf que depuis la fin des années 2000, cette volonté de différenciation est devenue un véritable mouvement de masse, un life-style tendance. Paradoxal non? A force de tous vouloir nager à contre courant, on finit par tous surfer la même vague. Ainsi, celles et ceux qui refusaient les étiquettes et toute forme d’appartenance à un groupe social se fondent aujourd’hui dans la masse de leurs semblables toujours plus semblables.

11188180_406125846255956_2721047727496766955_n

La démarche « hype »

Qui est le hipster d’aujourd’hui ? Difficile donc de répondre à cette question. Mais peu importe l’extravagance de la structure capillaire et l’affublement vestimentaire des hipsters, il est toujours délicat et subjectif de vouloir coller une étiquette sur celles et ceux qui n’en veulent pas. Alors oublions les distinctions et considérons les points communs.

Qu’ils suivent la mode ou la contre-culture, les hipsters poursuivent tous un but commun : s’affirmer comme quelqu’un de « différent », cultiver l’hétéroclisme et proposer d’autres façons d’être et de faire. Un but auquel l’entrepreneur David Bloch aspire également et qu’il atteint pleinement à travers sa nouvelle ligne de vêtements pour hommes « swiss made ».

Attendez… c’est quoi le rapport avec les hipsters là ? Et bien non seulement les modèles de David portent la barbe mais la marque qu’il a créée propose des vêtements originaux qui font tourner l’industrie des textiles suisses et contribuent à réduire l’impact de l’homme sur notre planète. Avec solstice, David veut en effet proposer quelque chose de « hype » grâce à un concept local et écolo qui sort de la routine.

10805746_330675300467678_938797455683140_n

S’évader et se différencier avec solstice

Des designs simples et des détails discrets ; à première vue, les vêtements de solstice ne transpirent pas l’extravagance. Mais derrière ces chemises se cache un processus de fabrication original qui devient carrément exceptionnel dans un pays comme la Suisse.

Et oui, en raison des coûts de production, peu d’entrepreneurs osent se lancer dans le « swiss made ». Mais David veut se démarquer et prouver que la Suisse est capable de créer elle-même des vêtements de qualité. A part le coton organique importé des USA, tout le processus de fabrication des tissus se déroule dans un rayon de 80km autour de Zurich.

« A partir des designs que je créés, Hermann Buehler – le dernier fileur de Suisse – file le coton à Winterthur avant de passer le relai à Jenny Fabrics à Glaris pour la phase de tissage. Enfin, Cilander apporte les dernières finitions (teintures et traitements organiques) à Herisau avant de livrer le tout à Solstice. Les chemises sont ensuite confectionnées par un petit atelier spécialisé dans le nord du Portugal. »

Que vous aimez la mode ou que vous cherchiez simplement un vêtement différent, authentique et produit de façon responsable, n’hésitez pas à suivre David et sa collection printemps – été 2015 sur Facebook ou via son site internet.

Image à la Une de Luca Rossato

À lire « l’artiste Thomas Mustaki, un jeune autodidacte qui peint avec ses tripes »

    Comments are closed.