Couronnés par le Mérite Vaudois, ils font honneur au canton

Junod

• 21 mars 2015

Les 4 personnalités qui font bouger le Canton de Vaud

Récompenser les personnalités dont les activités ont fait – et font toujours – honneur au canton de Vaud, tel est le devoir que s’est fixé le Conseil d’Etat depuis 2006. Des sciences au sport en passant par la gastronomie ou la littérature, le Mérite cantonal vaudois distingue celles et ceux qui s’engagent de façon exceptionnelle à mettre leur talent au service de la population, quel que soit leur domaine d’activité.

La Chancellerie d’Etat a eu le plaisir de couronner quatre personnages haut en couleur, mercredi dernier (4 mars 2015) à Lausanne. Rostigraben vous propose un petit coup de projecteur sur ces quatre lauréats qui ont fait bouger la Suisse.

François Junod: un poète de la mécanique

A l’ère de la robotique médicale de précision et du cinéma 3D, les automates pourraient paraître un peu dépassés. Mais les œuvres de François Junod, aussi touchantes que délirantes, prouvent que le métier d’automatier a toujours aujourd’hui les moyens de nous fasciner.

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne, ce créateur-sculpteur abracadabrant a su animer ses rouages brinquebalants et ses corps métalliques d’une poésie lyrique et grotesque, redonnant vie à cet art en voie de disparition. Mais ne vous y trompez pas, si ses androïdes bougent, ils ne sauraient pour autant gagner le règne des vivants. C’est d’abord l’interface homme-machine qui intéresse l’artiste pour qui ses automates mettent d’abord en lumière l’impossibilité de l’homme de reproduire la Nature à l’identique.

Junod

Simone Chapuis-Bischof: une inépuisable militante

La Suisse qui accordait le droit de vote uniquement aux hommes n’était pas une Suisse faite pour Simone Chapuis-Bischof. C’est pourquoi elle s’est dévouée corps et âme au combat incessant de l’égalité des sexes et a largement contribué à faire bouger la Suisse – il était temps !

Présidente de l’Association suisse pour les droits de la femme durant huit ans, cette enseignante, féministe des premiers jours, s’est engagée tout au long de sa vie dans la défense des droits des femmes. Mesdames, mesdemoiselles, si vous bénéficiez aujourd’hui d’une assurance maternité, avez accès aux études secondaires et supérieures, pouvez avortez légalement, avez le droit de vote, c’est à des femmes comme Simone Chapuis-Bischof que vous le devez !

Il y a chez elle beaucoup d’inspiration à tirer pour qui veut s’engager dans la lutte pour l’égalité, que ce soit au niveau politique, salarial ou simplement identitaire. Avis aux indigné-e-s : y’a encore du boulot !

Simone

Michael Graetzel: le père du solaire

Un jour d’été, le petit Michael se prélassait au soleil, torse nu, tout en lisant « ma première encyclopédie ». Après de longues heures de lecture passionnées, il éprouva tout à coup de furieuses démangeaisons dorsales et couru jusqu’à sa salle de bain pour se rafraichir. S’apercevant dans le miroir, il pris alors conscience que le soleil l’avait brûlé ! Mutilé à vie, il jura de se venger du soleil en inventant une machine capable de voler ses pouvoirs.

Bon, ça s’est peut-être pas tout à fait passé comme ça, mais Michael Graetzel, un pionnier dans la recherche sur les réactions de transferts d’électrons, a bel et bien réussi à mettre au point un nouveau type de cellule photovoltaïque (qui porte d’ailleurs son nom) utilisée aujourd’hui dans les systèmes de conversion d’énergie solaire.

Ce grand érudit, professeur à l’EPFL, a déjà plus de récompenses et d’honneur à son palmarès que le Rolex center ne pourrait contenir de trophées. Il fait clairement partie de ces hommes qui font progresser la science et, par la même occasion, avancer la Suisse !

Three researchers from Britain and Switzerland nominated for the 2010 Millennium Technology Prize

Luc Breton: un chimiste mélomane

Mener des recherches expérimentales sur le cancer le matin, confectionner des instruments à cordes l’après-midi, jouer de la trompe de chasse le soir ; voilà plus ou moins le quotidien peu banal de Luc Breton.

Ayant étudié la chimie à l’EPFL et appris l’art de la lutherie auprès de grands restaurateurs d’instruments français, ce vaudois manie autant bien l’archer que les éprouvettes. Il faut dire que la lutherie, il l’a commencé tout gamin déjà.

Professionnel renommé dans l’art de la facture d’instruments baroques et modernes, Luc Breton fait aujourd’hui de la musicologie. Ben oui, parce que la musique adoucit les mœurs et que franchement, sans elle, le monde serait carrément moins sympa.

LucBreton

Rostigraben félicite ces quatre couronnés et espère qu’ils pourront vous donner l’inspiration pour, vous aussi, faire avancer la Suisse !

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